CAPITELLO est
le nom d'une tour génoise située à Porticcio
sur la plage en direction de l'aéroport
On y accède par une route à droite du camps de vacance
de la CCAS en direction de l'hôtel Marines de Casavone.
EN SAVOIR PLUS.....cliquez ici.
NAPOLEON BONAPARTE :
Découvrez le lien entre ce Corse célèbre
et la tour.
Les Tours Génoises de Corse
Les tours génoises sont des ouvrages militaires édifiés
durant la période d’instabilité que connaît
la Méditerranée et qui voit s’opposer le monde
chrétien à la course barbaresque. Cette période
qui débute avec la chute de Constantinople en 1453 ne s’achèvera
pas avec la Victoire de Lepante, remportée sur les Turcs en
1571, et perdurera jusqu’au XVIIe siècle.
Pendant plus de deux siècles, le péril barbaresque va
marquer fortement de son empreinte les régions côtières
du monde occidental et tout particulièrement les îles.
Ces dernières, très vulnérables aux invasions
et aux razzias, vont s’investir dans d’onéreux
programmes de constructions défensives.
En Corse, la menace est permanente et on ne compte plus les exactions
commises contre les populations du littoral. Cette insécurité
conduit l’Office de Saint Georges a arrêter le plan de
construction d’un véritable réseau de tours pour
surveiller les 1000 km de côtes. Cette ceinture de défense
sera à la charge des habitants et bénéficiera
des financements dégagés par l’augmentation du
prix du sel. Le programme qui avait débuté timidement
vers 1510 ne connaîtra son plein essor qu’entre 1530 et
1620.
Patrimoine architectural, historique, pittoresque et légendaire,
tels sont bien les principaux critères qui s’attachent
aujourd’hui à ces constructions. Dans le cadre somptueux
des paysages minéraux des côtes rocheuses de la Corse,
leur silhouette est souvent l’unique témoignage de l’intervention
humaine. Comme l’écrit l’historien Antoine-Marie
Graziani : « Les tours dites génoises (...)
forment une part non négligeable de notre patrimoine architectural.
Mais, elles font sans doute aussi partie de nos paysages familiers
au point qu’ils nous paraît impossible d’imaginer
le littoral de l’île sans elles. » (Antoine-Marie
Graziani, Les tours littorales, Sources de l’histoire de la
Corse, éd. A. Piazzola, Ajaccio, 1992).
Point de convergence du regard depuis la mer, ces édifices
établissent encore une relation esthétique et émotionnelle
pour tous ceux qui découvrent l’île depuis le pont
d’un navire. Vigies muettes au-dessus des baies et des golfes
profonds, ces sentinelles de l’histoire évoquent encore,
dans la féerie des couchants, les souvenirs tumultueux du passé
de cette terre sans cesse convoitée.
Ces éléments emblématiques du patrimoine corse
avaient été protégés en 1942 au titre
de la loi du 2 mars 1930 sur les « sites... ».
En 1976, la Conservation régionale des Monuments
historiques souhaitait qu’une protection au titre
de la loi du 31 décembre 1913 soit réalisée pour
les édifices les plus significatifs sur le plan architectural
et historique. L’inventaire
établi par le service porte sur 97 édifices qui
existent ou qui ont existé. 26 tours ont complètement
disparu, et 24 sont fortement ruinées ou réduites à
l’état de vestiges.
Pour ce corpus, l’état de la protection est significatif,
il concerne 73 % d’édifices inscrits au titre de la loi
de 1930, et 27 % protégés au titre de la loi du 31 décembre
1913. A ces mesures juridiques spécifiques viennent s’ajouter
d’autres protections relatives à l’environnement
(loi littorale, espaces et milieux naturels protégés,
acquisition par le Conservatoire du Littoral...), ou à l’urbanisme
(espaces classés, POS...), etc.
Près d'une centaine de tours de guet, dites " tours
génoises " ont été édifiées
le long du littoral corse du 16e au 17e siècle .Elles correspondaient
au souhait de la Sérénissime République de Gênes
de mettre les terres littorales corses en valeur, afin de s'assurer
des ressources en Méditerranée et notamment un approvisionnement
en blé.
Le programme de construction des tours, débutant en 1512, est
confié à l'Office de Saint-Georges. Au moyen d'un système
de concessions, la population corse est incitée à occuper
la plaine littorale (la piaghja) , y créer
des colonies agricoles et exploiter les ressources marines (pêche,
corail...).
Les tours de guet furent construites sous le contrôle de la
République, mais une grande partie d'entre elles l'ont été
à l'initiative des habitants de la piaghja eux-mêmes,
qui assureront par ailleurs leur entretien.
Le premier rôle de ces tours était la surveillance
de la mer, à une époque où la navigation
était rendue périlleuse par la piraterie "barbaresque",
les zônes côtières régulièrement
pillées et leurs populations emmenées en esclavage.
En cas d'approche de navires pirates, les torregiani -gardes de la
tour- donnaient l'alarme en allumant des feux, en tirant des coups
de canon, ou en sonnant de la trompe - u cornu. Alertés, les
habitants des villages côtiers, agriculteurs, pêcheurs
ou bergers pouvaient se réfugier à temps à l'intérieur
des terres, dans les montagnes proches.
Ces tours avaient également une vocation défensive.
Ainsi on trouve davantage de tours rondes - aux contours moins vulnérables
à l'artillerie marine- que de tours de forme carrée.
L'armement se composait de canons, d'arquebuses, de faucons ( petite
pièce d'artillerie). Elle comportaient peu de meurtrières,
les pièces d'artillerie étant utilisées sur la
plateforme à mâchicoulis coiffant la tour. Les torregiani,
soldats et gardiens, étaient nommés par les communes
ou la République elle-même.
Les tours génoises exerçaient également un
strict contrôle commercial pour le compte de la
République, surveillant cargaisons, mouillages, patentes et
licences d'exportation, encaissant des droits d'ancrage.Elles avaient
aussi un rôle de surveillance sanitaire.Tout
navire accostant devait présenter un bulletin de santé
( les épidémies de peste qui firent des ravages dans
l'Europe du 16e et17e ont ainsi épargné la Corse).
haut de page
NAPOLEON
BONAPARTE
Il naît le 15 Août 1769 dans une maison de la rue Malerba,
aujourd'hui rue Saint Charles, à Ajaccio , tout comme ses douze
frères et sœurs - dont sept survivront - que lui donnent
ses parents Letizia et Charles Marie Bonaparte.
Celui-ci, qui en 1768 combattait aux côtés de Pascal
Paoli, prenant peut-être conscience du caractère irréversible
d'une Corse rattachée à La France, se rallie très
vite à cette dernière et en obtient diverses faveurs
dont une bourse d'études qui permet au jeune Napoléon,
d'être admis à l'école militaire de Brienne.
Agé de neuf ans quand il quitte Ajaccio, Napoléon est
déjà un enfant indépendant et un esprit fort
. Il reconnaîtra plus tard :
"je ne craignais personne, je battais l'un, j'égratignais
l'autre. Je me rendais redoutable à tous".
A Brienne, tout en poursuivant ses études, il sent naître
pour son île non pas un simple "amour du pays" mais
un véritable patriotisme et s'enthousiasme pour le général
Paoli - pour l'homme, son idéal et son action.
En 1784, il entre à l'école militaire de Paris dont
il sort lieutenant d'artillerie . A 16 ans, son ambition est alors
de rentrer sur son île pour y faire carrière politique
et militaire rêvant d'y prendre un jour la première place.
Quand en 1789, éclate la Révolution, Napoléon
est acquis à ses idées. Il prend part aux luttes politiques
qui divisent la Corse et très vite alors qu'il est âgé
de 2O ans, son ambition inquiète Pascal Paoli dont il devient
bientôt l'adversaire.
En 1792, il est contraint de s'éloigner d'Ajaccio lorsque après
une sanglante émeute dégénérant en guerre
civile, il échoue dans sa tentative de prise de la Citadelle.
L'année suivante, sa famille fidèle à la Convention,
cible d'une population qui garde rancune à Lucien (frère
de Napoléon) de sa virulence contre Paoli, doit se réfugier
dans sa maison de campagne aux Milelli avant de rejoindre Napoléon.
Celui-ci tente, en effet, une nouvelle fois, depuis la tour
du Capitello, de s'emparer de la ville avec l'aide de la
flotte de la République mais il connaît un nouvel échec.
Cet échec marquera le départ de Napoléon Bonaparte
d'abord vers Toulon puis vers un autre destin, rappelant ainsi l'appréciation
qu'avait porté sur lui un de ses professeurs à l'école
de Brienne :
"Corse de nation et de caractère, il ira loin si les circonstances
le favorisent".
Ce homme jeune et ambitieux qui pressent déjà en lui
une sorte de génie quitte son île mais, à n'en
point douter, celle-ci restera à jamais berceau des siens et
de ses affections.
Nommé, cette même année 1793 Chef de l'Artillerie
dans l'armée chargée de reprendre Toulon aux royalistes,
il se couvre de gloire.
Après avoir connu quelques déboires dus à la
crise politique de la France notamment à la chute de Robespierre,
Napoléon se voit confier, en 1796, peu avant son mariage avec
Joséphine de Beauharnais, le commandement des troupes dans
la campagne d'Italie au cours de laquelle son étoffe de stratège
militaire se double de l'étoffe d'un véritable chef
d'Etat.
C'est en effet, après avoir battu Piémontais et Autrichiens,
qu'il leur impose la paix (Campoformio1797), façonne ce qui
deviendra plus tard le royaume d'Italie, puis c'est la campagne d'Egypte,
d'où il rentre en octobre 1799 investi par les modérés
du soin de les débarrasser du Directoire.
Mais ce n'est pas en simple instrument de la bourgeoisie que Napoléon
Bonaparte œuvre en cette fin 1799 : à la suite du coup
d'Etat du 9 et 10 novembre, il se fait proclamer Premier Consul de
la République et devient maître du pays en lui imposant
la Constitution du l 'An VIII qui lui octroie pouvoir exécutif
et initiative des lois.
Chef d'Etat et des Armées, Napoléon, doué d'une
capacité de travail, d'une intelligence, et d'une imagination
créatrice exceptionnelles, réforme en un temps record
l'administration et la justice.
Une nouvelle fois victorieux contre la coalition autrichienne, imposant
la paix aux Anglais, signant en 1801 le Concordat avec Pie VII qui
met l'Eglise de France au service du régime, Napoléon
voit son pouvoir grandir de jour en jour et supporte de plus en plus
mal l'opposition.
C'est ainsi qu'un complot royaliste étant découvert,
il se fait proclamer en 1804 empereur des Français sous le
nom de Napoléon 1er, puis roi d'Italie en 1805.
Se crée alors autour de lui une véritable " monarchie
" avec cour et noblesse d'empire tandis que le régime
établi poursuit, sous son impulsion, réformes et modernisation
: enseignement, urbanisme, économie, beaux arts, création
du code Napoléon donnant une base juridique à la société
issue de la Révolution...
Mais l'Empereur est vite accaparé par la guerre.
Echouant devant l'Angleterre ( Trafalgar 1805 ) mais réussissant
une série de campagnes contre les Austro-Russes ( Austerlitz
1805 ), les Prussiens ( Iéna 1806 ) il édifie le grand
Empire après le traité de Tilsit en1807.
En réponse au blocus maritime appliqué par Londres,
Napoléon met en place entre 1806 et 1808 le Blocus continental
afin d'isoler l'Angleterre. Ce blocus certes dynamise l'industrie
et l'agriculture françaises mais gêne l’économie
européenne et oblige l'Empereur à développer
une politique expansionniste qui, des Etats Pontificaux au Portugal
et à l'Espagne en passant par la maîtrise d'une nouvelle
coalition de l'Autriche (Wagram 1809) laisse ses armées épuisées.
En 1810, soucieux d'assurer une descendance, Napoléon épouse
Marie Louise d'Autriche qui lui donne un fils Napoléon II,
roi de Rome.
En 1812, pressentant de l'hostilité de la part du Tsar Alexandre
1er, la grande Armée de Napoléon envahit la Russie.
Cette sanglante et désastreuse campagne fera sonner le réveil
de l'Europe orientale qui, de coalition en occupation de la France
par le Sud et par l'Est, verra Paris envahie par les troupes ennemies
le 4 mars 1814 et quelques jours plus tard Napoléon contraint
d'abdiquer en faveur de son fils puis, le 6 avril 1814, de renoncer
à la totalité de ses pouvoirs.
C'est de mai 1814 à mars 1815, durant son séjour forcé
à l'Ile d'Elbe, seule et dérisoire souveraineté
que lui laissent ses victorieux ennemis, que Napoléon verra
Autrichiens, Prusses, Anglais et Russes se partager , au cours du
Congrès de Vienne, ce qui fut son Grand Empire.
Echappant à la surveillance anglaise, Napoléon réussit
à rentrer en France en Mars 1815 où soutenu par les
libéraux - ennemis des Bourbons - il connaîtra un second
mais bref règne connu sous le nom des "Cent Jours"
qui vaudra à la France une nouvelle coalition de l'Europe amenant
au lendemain du désastre de Waterloo la nouvelle abdication
de l'Empereur le 22 Juin 1815.
C'est ainsi que s'en remettant aux Anglais, cet insulaire au destin
peu ordinaire se verra assigné comme prison la lointaine île
de Sainte- Hélène, où avant de s'y éteindre
le 5 mai 1821, il évoquera souvent avec nostalgie son île
natale pour laquelle il confiera avoir été trop occupé
par guerres et jalousies pour avoir eu le temps et les moyens de mettre
en œuvre les grands projets qu'il avait conçu pour elle.
Intentions réelles ou regrets tardifs, l'histoire le dira peut
être un jour mais il n'en demeure pas moins qu'entre Napoléon
et la Corse les liens sont aujourd'hui indestructibles et ceux qui
contestent les actions de l'homme illustre aiment cependant le petit
Ajaccien qui s'isolant sur les hauteurs boisée de la ville
pressentait peut-être déjà un destin hors du commun.
Ces informations proviennent du site CORSICA WEB que vous pouvez retrouver
à cette adresse :
http://www.corsica.net/corsica/fr/discov/hist/histhom.htm
haut de page
Quelques adresses.
http://www.allerencorse.com/tours.htm
http://www.corsica-guide.com/fr/Pages/4toursge.html
http://wcorsica.com/corse/tours/
http://sgc.chez.tiscali.fr/tours.htm
http://michele.castelli.free.fr/tours.htm
http://www.antioche.net/article.php3?id_article=31
http://www.ifrance.com/dolmenhir/ominia.htm
http://www.acorsica.com/rpatrimo/histoire/histoi30.htm
http://perso.wanadoo.fr/bludimare/tours.htm
Le coin littérature sur le sujet.
http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2905124857/ref%3Dbr%5Flf%5Fb%5F17/171-8858744-3788250
http://shopping.lycos.fr/query.html?qu=tours+genoises+corse&Suche+starten2.x=26&Suche+starten2.y=10
http://www.acorsica.com/rpatrimo/histoire/liretour.htm
http://www.parc-naturel-corse.fr/boutique/
http://www.calindex.com/livre-btp-architecture-beaux-livres-maisons-corse.html
http://cguelfucci.free.fr/Html/livres.htm
|