Quelques explications
sur le nom de ce site
Des liens sur les tours génoises en Corse et la littérature les concernant
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CAPITELLO est le nom d'une tour génoise située à Porticcio sur la plage en direction de l'aéroport.



Entrée dans le patrimoine de la collectivité à la suite d'une acquisition en date du 29 avril 1994 par le département auprès de la commune d'Ajaccio.
13,50m de diamètre extérieur, hauteur 11m; les murs font 3m d'épaisseur à la base pour une circonférence de 42m.
Inscrite à l'inventaire des monuments historiques en 1991.
Sa restauration en 1995 a rétabli l'unique accès à la salle de garde à 4,50m du sol.
Six des dix sept mâchicoulis de la terrasse supérieure ont dû être reconstitués, comme une partie du haut mur de protection percé de meurtrières à intervalles réguliers.
La restauration de 1995 a permis de supprimer le blockhaus édifié sur la terrasse et l'ouverture percée au rez-de-chaussée pour mettre l'artillerie à l'abri.

Ce texte est issu du journal trimestriel du Conseil Général de la Corse du Sud d'octobre 2010.
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On y accède par une route à droite du camps de vacance de la CCAS en direction de l'hôtel Marines de Casavone.
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NAPOLEON BONAPARTE : Découvrez le lien entre ce Corse célèbre et la tour.

Les Tours Génoises de Corse
 
Les tours génoises sont des ouvrages militaires édifiés durant la période d’instabilité que connaît la Méditerranée et qui voit s’opposer le monde chrétien à la course barbaresque. Cette période qui débute avec la chute de Constantinople en 1453 ne s’achèvera pas avec la Victoire de Lepante, remportée sur les Turcs en 1571, et perdurera jusqu’au XVIIe siècle.

Pendant plus de deux siècles, le péril barbaresque va marquer fortement de son empreinte les régions côtières du monde occidental et tout particulièrement les îles. Ces dernières, très vulnérables aux invasions et aux razzias, vont s’investir dans d’onéreux programmes de constructions défensives.

En Corse, la menace est permanente et on ne compte plus les exactions commises contre les populations du littoral. Cette insécurité conduit l’Office de Saint Georges a arrêter le plan de construction d’un véritable réseau de tours pour surveiller les 1000 km de côtes. Cette ceinture de défense sera à la charge des habitants et bénéficiera des financements dégagés par l’augmentation du prix du sel. Le programme qui avait débuté timidement vers 1510 ne connaîtra son plein essor qu’entre 1530 et 1620.

Patrimoine architectural, historique, pittoresque et légendaire, tels sont bien les principaux critères qui s’attachent aujourd’hui à ces constructions. Dans le cadre somptueux des paysages minéraux des côtes rocheuses de la Corse, leur silhouette est souvent l’unique témoignage de l’intervention humaine. Comme l’écrit l’historien Antoine-Marie Graziani : « Les tours dites génoises (...) forment une part non négligeable de notre patrimoine architectural. Mais, elles font sans doute aussi partie de nos paysages familiers au point qu’ils nous paraît impossible d’imaginer le littoral de l’île sans elles. » (Antoine-Marie Graziani, Les tours littorales, Sources de l’histoire de la Corse, éd. A. Piazzola, Ajaccio, 1992).

Point de convergence du regard depuis la mer, ces édifices établissent encore une relation esthétique et émotionnelle pour tous ceux qui découvrent l’île depuis le pont d’un navire. Vigies muettes au-dessus des baies et des golfes profonds, ces sentinelles de l’histoire évoquent encore, dans la féerie des couchants, les souvenirs tumultueux du passé de cette terre sans cesse convoitée.

Ces éléments emblématiques du patrimoine corse avaient été protégés en 1942 au titre de la loi du 2 mars 1930 sur les « sites... ». En 1976, la Conservation régionale des Monuments historiques souhaitait qu’une protection au titre de la loi du 31 décembre 1913 soit réalisée pour les édifices les plus significatifs sur le plan architectural et historique. L’inventaire établi par le service porte sur 97 édifices qui existent ou qui ont existé. 26 tours ont complètement disparu, et 24 sont fortement ruinées ou réduites à l’état de vestiges.

Pour ce corpus, l’état de la protection est significatif, il concerne 73 % d’édifices inscrits au titre de la loi de 1930, et 27 % protégés au titre de la loi du 31 décembre 1913. A ces mesures juridiques spécifiques viennent s’ajouter d’autres protections relatives à l’environnement (loi littorale, espaces et milieux naturels protégés, acquisition par le Conservatoire du Littoral...), ou à l’urbanisme (espaces classés, POS...), etc.

 Près d'une centaine de tours de guet, dites " tours génoises " ont été édifiées le long du littoral corse du 16e au 17e siècle .Elles correspondaient au souhait de la Sérénissime République de Gênes de mettre les terres littorales corses en valeur, afin de s'assurer des ressources en Méditerranée et notamment un approvisionnement en blé.

Le programme de construction des tours, débutant en 1512, est confié à l'Office de Saint-Georges. Au moyen d'un système de concessions, la population corse est incitée à occuper la plaine littorale (la piaghja) , y créer des colonies agricoles et exploiter les ressources marines (pêche, corail...).

Les tours de guet furent construites sous le contrôle de la République, mais une grande partie d'entre elles l'ont été à l'initiative des habitants de la piaghja eux-mêmes, qui assureront par ailleurs leur entretien.

Le premier rôle de ces tours était la surveillance de la mer, à une époque où la navigation était rendue périlleuse par la piraterie "barbaresque", les zônes côtières régulièrement pillées et leurs populations emmenées en esclavage.

En cas d'approche de navires pirates, les torregiani -gardes de la tour- donnaient l'alarme en allumant des feux, en tirant des coups de canon, ou en sonnant de la trompe - u cornu. Alertés, les habitants des villages côtiers, agriculteurs, pêcheurs ou bergers pouvaient se réfugier à temps à l'intérieur des terres, dans les montagnes proches.

Ces tours avaient également une vocation défensive. Ainsi on trouve davantage de tours rondes - aux contours moins vulnérables à l'artillerie marine- que de tours de forme carrée. L'armement se composait de canons, d'arquebuses, de faucons ( petite pièce d'artillerie). Elle comportaient peu de meurtrières, les pièces d'artillerie étant utilisées sur la plateforme à mâchicoulis coiffant la tour. Les torregiani, soldats et gardiens, étaient nommés par les communes ou la République elle-même.

Les tours génoises exerçaient également un strict contrôle commercial pour le compte de la République, surveillant cargaisons, mouillages, patentes et licences d'exportation, encaissant des droits d'ancrage.Elles avaient aussi un rôle de surveillance sanitaire.Tout navire accostant devait présenter un bulletin de santé ( les épidémies de peste qui firent des ravages dans l'Europe du 16e et17e ont ainsi épargné la Corse).

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NAPOLEON BONAPARTE


Il naît le 15 Août 1769 dans une maison de la rue Malerba, aujourd'hui rue Saint Charles, à Ajaccio , tout comme ses douze frères et sœurs - dont sept survivront - que lui donnent ses parents Letizia et Charles Marie Bonaparte.

Celui-ci, qui en 1768 combattait aux côtés de Pascal Paoli, prenant peut-être conscience du caractère irréversible d'une Corse rattachée à La France, se rallie très vite à cette dernière et en obtient diverses faveurs dont une bourse d'études qui permet au jeune Napoléon, d'être admis à l'école militaire de Brienne.

Agé de neuf ans quand il quitte Ajaccio, Napoléon est déjà un enfant indépendant et un esprit fort . Il reconnaîtra plus tard :
"je ne craignais personne, je battais l'un, j'égratignais l'autre. Je me rendais redoutable à tous".

A Brienne, tout en poursuivant ses études, il sent naître pour son île non pas un simple "amour du pays" mais un véritable patriotisme et s'enthousiasme pour le général Paoli - pour l'homme, son idéal et son action.

En 1784, il entre à l'école militaire de Paris dont il sort lieutenant d'artillerie . A 16 ans, son ambition est alors de rentrer sur son île pour y faire carrière politique et militaire rêvant d'y prendre un jour la première place.

Quand en 1789, éclate la Révolution, Napoléon est acquis à ses idées. Il prend part aux luttes politiques qui divisent la Corse et très vite alors qu'il est âgé de 2O ans, son ambition inquiète Pascal Paoli dont il devient bientôt l'adversaire.

En 1792, il est contraint de s'éloigner d'Ajaccio lorsque après une sanglante émeute dégénérant en guerre civile, il échoue dans sa tentative de prise de la Citadelle.

L'année suivante, sa famille fidèle à la Convention, cible d'une population qui garde rancune à Lucien (frère de Napoléon) de sa virulence contre Paoli, doit se réfugier dans sa maison de campagne aux Milelli avant de rejoindre Napoléon. Celui-ci tente, en effet, une nouvelle fois, depuis la tour du Capitello, de s'emparer de la ville avec l'aide de la flotte de la République mais il connaît un nouvel échec.

Cet échec marquera le départ de Napoléon Bonaparte d'abord vers Toulon puis vers un autre destin, rappelant ainsi l'appréciation qu'avait porté sur lui un de ses professeurs à l'école de Brienne :

"Corse de nation et de caractère, il ira loin si les circonstances le favorisent".

Ce homme jeune et ambitieux qui pressent déjà en lui une sorte de génie quitte son île mais, à n'en point douter, celle-ci restera à jamais berceau des siens et de ses affections.

Nommé, cette même année 1793 Chef de l'Artillerie dans l'armée chargée de reprendre Toulon aux royalistes, il se couvre de gloire.

Après avoir connu quelques déboires dus à la crise politique de la France notamment à la chute de Robespierre, Napoléon se voit confier, en 1796, peu avant son mariage avec Joséphine de Beauharnais, le commandement des troupes dans la campagne d'Italie au cours de laquelle son étoffe de stratège militaire se double de l'étoffe d'un véritable chef d'Etat.
C'est en effet, après avoir battu Piémontais et Autrichiens, qu'il leur impose la paix (Campoformio1797), façonne ce qui deviendra plus tard le royaume d'Italie, puis c'est la campagne d'Egypte, d'où il rentre en octobre 1799 investi par les modérés du soin de les débarrasser du Directoire.

Mais ce n'est pas en simple instrument de la bourgeoisie que Napoléon Bonaparte œuvre en cette fin 1799 : à la suite du coup d'Etat du 9 et 10 novembre, il se fait proclamer Premier Consul de la République et devient maître du pays en lui imposant la Constitution du l 'An VIII qui lui octroie pouvoir exécutif et initiative des lois.

Chef d'Etat et des Armées, Napoléon, doué d'une capacité de travail, d'une intelligence, et d'une imagination créatrice exceptionnelles, réforme en un temps record l'administration et la justice.

Une nouvelle fois victorieux contre la coalition autrichienne, imposant la paix aux Anglais, signant en 1801 le Concordat avec Pie VII qui met l'Eglise de France au service du régime, Napoléon voit son pouvoir grandir de jour en jour et supporte de plus en plus mal l'opposition.
C'est ainsi qu'un complot royaliste étant découvert, il se fait proclamer en 1804 empereur des Français sous le nom de Napoléon 1er, puis roi d'Italie en 1805.

Se crée alors autour de lui une véritable " monarchie " avec cour et noblesse d'empire tandis que le régime établi poursuit, sous son impulsion, réformes et modernisation : enseignement, urbanisme, économie, beaux arts, création du code Napoléon donnant une base juridique à la société issue de la Révolution...

Mais l'Empereur est vite accaparé par la guerre.
Echouant devant l'Angleterre ( Trafalgar 1805 ) mais réussissant une série de campagnes contre les Austro-Russes ( Austerlitz 1805 ), les Prussiens ( Iéna 1806 ) il édifie le grand Empire après le traité de Tilsit en1807.

En réponse au blocus maritime appliqué par Londres, Napoléon met en place entre 1806 et 1808 le Blocus continental afin d'isoler l'Angleterre. Ce blocus certes dynamise l'industrie et l'agriculture françaises mais gêne l’économie européenne et oblige l'Empereur à développer une politique expansionniste qui, des Etats Pontificaux au Portugal et à l'Espagne en passant par la maîtrise d'une nouvelle coalition de l'Autriche (Wagram 1809) laisse ses armées épuisées.

En 1810, soucieux d'assurer une descendance, Napoléon épouse Marie Louise d'Autriche qui lui donne un fils Napoléon II, roi de Rome.

En 1812, pressentant de l'hostilité de la part du Tsar Alexandre 1er, la grande Armée de Napoléon envahit la Russie.

Cette sanglante et désastreuse campagne fera sonner le réveil de l'Europe orientale qui, de coalition en occupation de la France par le Sud et par l'Est, verra Paris envahie par les troupes ennemies le 4 mars 1814 et quelques jours plus tard Napoléon contraint d'abdiquer en faveur de son fils puis, le 6 avril 1814, de renoncer à la totalité de ses pouvoirs.

C'est de mai 1814 à mars 1815, durant son séjour forcé à l'Ile d'Elbe, seule et dérisoire souveraineté que lui laissent ses victorieux ennemis, que Napoléon verra Autrichiens, Prusses, Anglais et Russes se partager , au cours du Congrès de Vienne, ce qui fut son Grand Empire.

Echappant à la surveillance anglaise, Napoléon réussit à rentrer en France en Mars 1815 où soutenu par les libéraux - ennemis des Bourbons - il connaîtra un second mais bref règne connu sous le nom des "Cent Jours" qui vaudra à la France une nouvelle coalition de l'Europe amenant au lendemain du désastre de Waterloo la nouvelle abdication de l'Empereur le 22 Juin 1815.

C'est ainsi que s'en remettant aux Anglais, cet insulaire au destin peu ordinaire se verra assigné comme prison la lointaine île de Sainte- Hélène, où avant de s'y éteindre le 5 mai 1821, il évoquera souvent avec nostalgie son île natale pour laquelle il confiera avoir été trop occupé par guerres et jalousies pour avoir eu le temps et les moyens de mettre en œuvre les grands projets qu'il avait conçu pour elle.

Intentions réelles ou regrets tardifs, l'histoire le dira peut être un jour mais il n'en demeure pas moins qu'entre Napoléon et la Corse les liens sont aujourd'hui indestructibles et ceux qui contestent les actions de l'homme illustre aiment cependant le petit Ajaccien qui s'isolant sur les hauteurs boisée de la ville pressentait peut-être déjà un destin hors du commun.

Ces informations proviennent du site CORSICA WEB que vous pouvez retrouver à cette adresse :

http://www.corsica.net/corsica/fr/discov/hist/histhom.htm


 

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Quelques adresses.

http://www.allerencorse.com/tours.htm
http://www.corsica-guide.com/fr/Pages/4toursge.html
http://wcorsica.com/corse/tours/
http://sgc.chez.tiscali.fr/tours.htm
http://michele.castelli.free.fr/tours.htm
http://www.antioche.net/article.php3?id_article=31
http://www.ifrance.com/dolmenhir/ominia.htm
http://www.acorsica.com/rpatrimo/histoire/histoi30.htm
http://perso.wanadoo.fr/bludimare/tours.htm

Le coin littérature sur le sujet.

http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2905124857/ref%3Dbr%5Flf%5Fb%5F17/171-8858744-3788250
http://shopping.lycos.fr/query.html?qu=tours+genoises+corse&Suche+starten2.x=26&Suche+starten2.y=10
http://www.acorsica.com/rpatrimo/histoire/liretour.htm
http://www.parc-naturel-corse.fr/boutique/
http://www.calindex.com/livre-btp-architecture-beaux-livres-maisons-corse.html
http://cguelfucci.free.fr/Html/livres.htm